Un suivi : cancers du sein

Dernière mise à jour : 26 août 2020

Melle Y consulte suite au diagnostic fin 2017 d'un cancer du sein droit qui a suivi un autre découvert en 2000. Ce n'est pas une récidive mais le scénario de déclenchement de la maladie est le même ainsi que la période où elle est apparue.


Elle souhaite, en parallèle des traitements médicaux conventionnels nécessaires proposés par la médecine allopathique, mettre du sens sur sa pathologie. 

Comprendre au-delà des maux ! 

Elle a compris que son corps lui parlait mais de quoi ? 


Je lui propose avec le Décodage Biologique d'écrire la phrase conflictuelle (conflit interne) précise correspondant à son symptôme. 

Avec les éléments médicaux : appareil-système, organe, localisation, tissu touché, douleur ou anesthésie, inflammation, œdème, la catégorie de la maladie, s'il y a chronicité, insuffisance… ou pas,  il est en effet possible d'avoir une hypothèse quant à la source (programmant) du problème, au ressenti du biochoc (choc inscrit dans la biologie). 

Cette phrase, la voici :

"Votre symptôme nous raconte que vous avez vécu un conflit à tonalité sociale ou relationnelle avec quelqu'un que l'on materne en second, (parce qu'elle est droitière, c'est inversé chez les gauchères) peut-être votre père, votre mari, votre compagnon, vos frères et sœurs, votre collègue, votre cousin, votre ami donc dans une relation horizontale dans une situation de séparation où vous vous êtes sentie atteinte dans votre féminité où vous avez senti qu'il fallait supprimer la femme ou où vous vous êtes sentie en conflit car dépendante de votre féminité pour être bien, peut-être dans un contexte où vous ne vouliez pas ce contact, où vous avez trouvé que votre sein était laid."

Il y a pour le Décodage Biologique toujours une notion d'identité quand la maladie est un cancer. 

Le cancer démarre six mois après le contact avec le même ressenti que le biochoc qui va ouvrir le programme inscrit dans une zone précise du cerveau en lien avec un organe précis, un groupe de cellules précis…

Par ailleurs, la tumeur est maligne quand l'événement qui déclenche le conflit met la vie de l'individu, son être, son existence en péril. 

C'est à ce moment-là qu'arrive le cancer, le "turbo". Les cellules cancéreuses perdurant dans le temps, elles sont également la symbolique d'une relation que nous aurions souhaitée éternelle. . 

Il s'avère que Melle Y me raconte que l'homme qu'elle croyait être son père ne l'est pas et qu'en fait c'est son oncle qui est son père (géniteur).
Elle l'a appris tardivement, toute la famille lui ayant caché pendant des années. (secret de famille)
Ce clan familial lui a par contre fait sentir et encore aujourd'hui qu'elle était l'enfant de l'adultère de sa mère avec le frère de son mari. 
Elle n'a donc pas été reconnue par son "vrai" père, en a été séparée. Pas de protection, de place, de valeur transmises par celui dont c'est le rôle.
Elle a reçu par ailleurs des injonctions par rapport à son corps qui devait être "comme si…" ou "comme ça"..., source de croyances limitantes voire verrouillantes.
Les femmes dans cet arbre généalogique ont été agressées, violées, non-respectées, soumises… et elle-même a vécu ce type d'agressions très très tôt.
Dans ce contexte, il semblerait qu'en effet elle ait eu le ressenti d'être atteinte dans sa féminité la concernant elle mais aussi de manière transgénérationnelle. 
Elle semble porter le poids de la lignée des femmes côté maternel. 

Suite à une consultation auprès d'un kinésiologue, elle découvre également qu'elle a eu 2 sœurs décédées in-utero. 

Le syndrome du jumeau perdu (ici de ses 2 sœurs) est aussi un conflit de séparation dans une relation horizontale. 

Il semblerait dans ce cas précis qu'il y ait plusieurs conflits à l'origine de ce cancer du sein droit : la situation de séparation avec son père depuis toujours, celle d'avec ses sœurs mortes in utero (le cancer apparait à la période où elle les a perdues au premier trimestre de grossesse), les agressions et injonctions vis à vis d'elle et des femmes de son arbre généalogique avec pour conséquence la féminité dont il était souhaitable de se séparer pour se protéger. 

Je l'ai accompagnée pour faire le deuil de ses sœurs décédées, pour ouvrir ses croyances par rapport à son droit d'être celle qu'elle souhaite être, (identité) pour s'autonomiser par rapport à cette famille toxique, pour se réparer, se reconstruire en lien avec les agressions vécues et portées, pour reprendre le pouvoir sur sa vie, apprendre à se positionner, changer de voie personnelle et professionnelle...

Elle va bien aujourd'hui, avance sur ses projets, a réussi à se détacher de la loyauté familiale invisible (voir article du blog) tout en continuant le suivi médical qui lui est proposé. Il s'avère qu'en se penchant sur ses traumatismes, elle a eu la surprise d'avoir récupéré par ricochets de la vision sans même travailler spécificiquement sur celle-ci.


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