Tombons-nous amoureux de l'autre ou parce que l'autre révèle en nous de meilleur ?

Dernière mise à jour : juil. 28

Qui aime quand je t'aime ?

Le couple ? Le bon partenaire pour soi ? Quand on est haut potentiel ou hypersensible ? Qu'est-ce qu'aimer ? Qu'est-ce qu'être en relation ? Qu'est-ce qu'être amoureux ?

Est-ce hormonal ? Est-ce la passion ? Désir ? Dépendance ?


Je n'ai aucun pouvoir sur les émotions de l'autre, sur qu'il tombe en amour pour moi ou non.


La rencontre semble tout d'abord être une rencontre entre le désir de l'un et de l'autre à cet instant. Dans la relation de couple, dans l'amour, il y a deux enfants intérieurs et deux adultes actuels qui sont présents et la relation va se jouer entre ses quatre personnages : adulte - adulte, enfant - enfant, adulte- enfant, enfant-adulte.


A partir de quoi, de qui je suis en train de rencontrer l'autre ?

Est-ce mon enfant intérieur dont les besoins n'ont pas été satisfaits qui cherchent à les combler ou est-ce l'adulte conscient, mature, sur le chemin du développement personnel et de la spiritualité, qui s'aime, qui a confiance en lui, qui a de l'estime pour lui, qui a avancé sur la réparation de ses blessures qui est là ?

L'effet miroir est souvent à l'oeuvre car nous ne rencontrons personne par hasard grâce à la puissance de notre inconscient et c'est en général la complémentarité des histoires.


Si nous démarrons une relation à partir des besoins non satisfaits de notre ou nos enfant(s) intérieur(s), nous allons construire vraisemblablement une relation névrotique.

Il est possible dans ce cas par exemple de tomber amoureux pour jouer notre structure de sauveur donc d'avoir par ce biais de la valeur, d'être reconnu(e)... mais pas réellement de l'autre pour ce qu'il est. Ce peut être aussi pour assouvir notre besoin de possession.


L'amour passion, éphémère, empêche quelquefois de créer une relation saine, pas à pas. Après il peut y avoir une chute vertigineuse. Mettre de côté le passionnel peut permettre d'apprendre à s'apprivoiser. Cela semble être une question d'équilibre. L'amour volcanique porte une forme d'instabilité contrairement à un amour plus sage, plus durable, plus stable. Mais il est possible de se sentir moins vivant(e) dans une relation plus zen.

Dans nos imaginaires conditionnés par le cinéma, la littérature... l'amour est régulièrement associé à passion, à l'intensité, au feu...


Accepter ce qui est, ce n'est pas facile et en même ça semble être la voie de la libération.


Aimer sans attachement, sans développer de dépendance, c'est aimer sans avoir besoin d'assouvir quelque chose qui nous va bien, aimer de manière mature, se donner à l'autre librement et consciemment et sans ressentir la nécessité de l'entraver.

Avoir les mêmes projets, des engagements, des accords, respecter l'identité de l'autre, ne pas être narcissique peut permettre de créer un couple.

Un couple c'est deux entités avec la relation au milieu, ce n'est donc pas être totalement fusionnels, l'un dans l'autre sans aucune autonomie.


Pour le nouveau-né, le lien le plus important est le lien affectif, intense, durable, essentiel pour notre développement.


Un amour sain nous aide à nous construire.

Quand l'autre est là pour nous, quand nous sommes aimé(e), nous nous sentons en sécurité.


La plupart d'entre nous aimons sous conditions. Nous souhaitons des amours qui s'ajustent à nous, qui comblent nos vides, nos solitudes, qui guérissent nos blessures, qui nous aident à nous envoler. Nous cherchons parfois un clone, notre propre reflet chez l'autre, les qualités que nous prétendons avoir, quelqu'un d'identique, qui nous ressemble. C'est l'effet miroir.

L'autre amène en général ce que nous avons à travailler en nous, ce que nous ne voyons pas seuls souvent. Le couple est en effet le meilleur terrain de jeu pour guérir nos blessures, nos conflits intérieurs qui sont complémentaires. C'est comme un puzzle, un casse-tête chinois.


Il paraît souhaitable de commencer par nous-mêmes.

Notre partenaire n'a pas l'obligation de nous sauver, de nous reconstruire ou de faire ce dont nous avons toujours rêvé. C'est de notre responsabilité.

Nous avons parfois pris l'habitude de donner aux autres avec l'espoir de nous sentir complets et comblés, de satisfaire nos besoins.


Notre éducation nous a souvent fait croire que le bonheur c'est la possession, qu'il nous manque quelque chose d'où cette peur du manque qui s'installe, une souffrance, une prison en lien parfois avec le matériel alors que ce sont les idéaux personnels qui donnent sens à notre vie.

Si nous faisons cette prise de conscience, nous accédons à une vie plus heureuse.


Aimer est-ce une illusion ou une nécessité ?

L'amour sans attachement passe par la reconnaissance que l'autre est là, qu'il nous apporte sa lumière en nous accompagnant dans notre vie, qu'il n'est pas notre propriété.


Le bonheur part de soi dans la solitude, dans la réalisation de soi, quand nous avons confiance en nous, de l'estime pour nous, que nous savons reconnaître notre valeur, que nous nous sentons libres.


L'amour sans dépendance affective est celui qui est non attaché, libéré de la peur de l'abandon, de l'angoisse d'être seul(e), libéré'(e) des croyances limitantes voire verrouillantes. C'est s'offrir à quelqu'un en toute liberté et pas par nécessité de combler un vide, de ne plus être dans la solitude. Aimer sans besoin de posséder l'autre avec espoir.

Renoncer à l'autre si la relation est toxique.


L'amour sans imites, c'est investir notre développement personnel et celui de l'autre, lui laisser des espaces pour être, c'est dans un libre échange sans anxiété ni insécurité, sans

besoins obsessionnels, être dans la générosité, la confiance, la complicité, l'honnêteté, sans masque, en conscience, dans le dialogue d'âme à âme.


Au début aimer est souvent un rêve, une idéalisation, une force, une attente et finalement ça se révèle être un face à face avec soi-même qui permet l'arrivée de celui qui est vrai, cette rencontre après avoir réparé ses failles.


L'amour d'attachement correspond à un manque d'amour de soi, cherche à combler un vide chez soi et chez l'autre, à se sentir en sécurité, rassuré(e). Il correspond à des attentes vis à vis d'un idéal, d'un rêve, d'une réparation, d'une reconstruction.

L'amour inconditionnel est lui par contre un amour pour soi, où ses besoins d'exister sont satisfaits, détacher des blessures des autres, où on a repris sa vie en main, sa maturité, son plein potentiel, où on s'aime de manière inconditionnelle et sans entrave, de façon lucide, permettant de redistribuer cet amour là en donnant cet amour à l'autre qui fait de même, c'est le respect pour soi-même permettant aussi l'amour pour l'autre dans le respect.

Laisser à l'autre des espaces pour être et nous permettre d'être tout simplement, sans masque.

Il faut pour construire un couple éveillé, éclairé, conscient que les deux soient dans un objectif de croître, aient cette envie d'évoluer, fassent des prises de conscience, acceptent la différence, n'aient pas d'attentes, respectent les limites de l'autre... pour que ça devienne réalité. Si on accable l'autre de tous les maux en étant en référence externe, la relation ne peut pas fonctionner.


L'amour est un détachement et non pas ligoter l'autre, l'emprisonner, c'est un don, le respect de ce que l'autre a à donner, pas une possession du type : "Tu es ma moitié."
Nous sommes amoureux de ce que l'autre révèle en nous de meilleur parce que nous avons cette liberté, cette permission de continuer à cheminer, à réparer nos blessures...
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